Juste pour écrire

Existence sans sens existe-t-elle ? Exister et Vivre fait-il différence ? À mon humble avis, je dirais que oui. Exister, c’est faire partie de ce monde, vivre, c’est prendre part au monde. Le sens est celui qui guide la vie et non l’existence. Ce qui guide l’existence c’est l’essence. Substance belliqueuse cherchant à dissoudre l’âme. Tempête de faits ne pouvant être défaits. Un amas de pas non-directionnels faisant défaut à l’équilibre de la faux. – MARS 2026

À travers ce court texte, il n’y a pas volonté d’une dimension défaitiste ou alarmiste. Seulement un moyen de dépeindre ce qu’est un monde ou peu de gens se fient à leur mission de vie. Non pas par choix, non pas par crainte mais par le simple fait de ne pas le comprendre.

Parler librement ou plutôt s’exprimer librement. C’était le but de ces écritures à la base. Je devais colorer ces pages de mots pas toujours très beaux. Délivrant toute une palette d’émotions suscitant à la Terre des remous perturbants. Tristesse, colère, doute, que de façons d’impacter négativement l’Univers. Mais rien n’en a été, rien n’en est et sûrement n’en sera. Il y a comme un blocage en moi. Ma grand-mère est décédée, il y a de ça une semaine. Et depuis, j’ai comme le cœur anesthésié. Il est dur, froid, comme de la pierre. J’ai du mal à comprendre. Pourtant, je m’y étais préparée. J’avais été prévenue de sa maladie et à la possible issue que je ne pensais pas si proche. Pas si proche, oui, c’est ce que l’on était. Nous n’avons jamais eu de conversations, nous ne nous sommes jamais prises dans les bras (sauf 1 exception). Peut-être aussi que ma mémoire est obstruée. Peut-être aussi que cette froideur n’avait pas lieu les rares fois où je l’ai vue enfant. Elle était « dure », et respectée, ma mère aussi, moi également possiblement. J’ai hérité à travers ma lignée, de toutes ces femmes qui ont dû avoir le cœur lourd pour se battre dans un monde d’hommes leur manquant sûrement de respect. Mais mis à part la lourdeur de ce cœur, je ressens aussi de l’espoir ainsi qu’une espèce de feu vert. Un feu vert pour enfin quitter cette armure côtelée, cette carapace faite d’énergie masculine dans une douceur si belle. Je ressens le feu vert pour lâcher les armes, laisser couler mes larmes et avancer, la tête haute et le cœur léger. Prête à affronter cette belle aventure qu’est le monde sans devoir lutter ni écraser pour se faire comprendre ou entendre. Je délierai ma voix en légitimité. Pour dire ce qui se doit sans être rapetissée. Je veux être et je suis la voix de ces femmes qui n’ont pas pu s’exprimer. De la haut, je vous aime, continuez de briller. – MARS 2026

Libération post-deuil.

La haine se crée à force d’obligation. Être obligé, c’est ne pas avoir le choix dans une situation donnée. Or, ce genre d’action crée en l’humain un sentiment d’oppression, d’enfermement, de bâillonnement. À force de retenir tout cela, il se crée en chacun de nous une colère pour débuter. Colère qui, au fil des jours finit par se transformer en haine. La haine de qui ? La haine de quoi ? De l’autre dans un premier temps car on le tient d’abord responsable à tort, d’engendrer une situation qui est en fait une habitude nécessaire parfois. Puis, de nous-même, d’être resté ou d’avoir supporté quelque chose qui ne nous correspondait pas ou peut-être plus. Les obligations ne sont pas forcément par nature mauvaises. Elles se peuvent correspondre à certains pour cause de corrélation et d’alignement entre le fait et l’individu. Cependant, lorsque l’individu change ou n’était déjà pas en accord au départ, cela crée chez lui un conflit interne. Et si celui-ci s’en oblige, la colère pour soi cumulée peut inévitablement et malheureusement décliner doucement vers la haine. – AVRIL 2026

« Juste pour écrire » est une série d’écrits lors d’une courte période sur un lieu donné pour occuper l’esprit pendant un vide.